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Le Webinaire de Marion Escudé, éditrice free-lance, fondatrice de Miralta Edito, Ligne de Mire et du Campus Miralta

Le 17 octobre 2022, je participe au webinaire de Marion Escudé. En petit comité (bon, d'accord, une centaine de personnes), Marion nous raconte son parcours, ses expériences, mais aussi ses craintes (puisqu'après tout, un.e éditeur.ice, c'est un être humain aussi).

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Après plusieurs années d'étude dans des domaines différents (bac S, Khâgne, licence de géographie...), Marion entame une licence professionnelle en édition à Mirail. Elle y étudie notamment le droit du livre, la vie d'une maison d'Edition, la rédaction éditoriale ou encore le déroulement des journées.

 

Elle fait partie, comme elle le dit souvent, de ces « diplômés covid ». En 2021, sans trop savoir comment monter une entreprise, Marion décide malgré tout de se lancer seule. Miralta.Edito voit alors le jour.

 

Marion refuse de s'installer à Paris, la freelance est donc pour elle la meilleure des options. Sa première mission lui est confiée par le CNRS et fait le parallèle avec sa licence de géographie. Pour une mission de trois mois, elle est rémunérée 500 euros, c'est donc un euphémisme de dire que les débuts sont assez difficiles et que les doutes sont grands. En 2021, Marion se lance sur Instagram. Elle démarre de peu et ne se sent pas vraiment légitime (et oui, le syndrome de l'imposteur existe dans beaucoup de métiers). Marion touche le RSA pendant 3 à 4 mois, et lors de ses premières missions (avec des professionnels ou des auteurs indépendants), elle est très mal rémunérée. Malgré cela, elle fait le choix de proposer des prix très bas pour fidéliser sa clientèle.

Très vite, Marion a pu remarquer une chose : quand on est freelance, la présence sur les réseaux sociaux est très importante. Si, pour une ME, les réseaux c'est environ 30% du travail, pour un.e indépendant.e, c'est à la fois 70% du travail et 40% de la rémunération. Pour elle, les réseaux sociaux, c'est aussi la création d'une communauté d'auteurs, de professionnels et donc d'un réseau, essentiel dans le monde éditorial.

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Marion a fait le choix de ne pas se spécialiser. Elle a ainsi pu travailler sur des livres jeunesses (Dans la peau de Xavier par exemple), sur des livres de science sociale, des manuscrits d'auteur.ice.s indépendant.e.s ou encore des collections Hachette abordant des thématiques culinaires ou familiales. C'est justement la diversité dans les missions qui fait que Marion aime son métier.

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Mais qui dit freelance, dit aussi parfois solitude. Pour combler cette solitude parfois pesante et redondante, elle souligne la possibilité de travailler dans des cafés, dans des open space, mais également de travailler avec d'autres éditeur.ice.s. Marion a d'ailleurs tout récemment engagé Fanny, la première alternante de Miralta. 

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Au quotidien, Marion fait beaucoup d'administratif, ce qu'elle aime évidemment le moins mais qui reste nécessaire. Si les réseaux sont importants pour son statut de free-lance, elle souligne une vraie charge mentale dont il est parfois nécessaire de se décharger. Les journées sont souvent très longues (de 7h du matin jusqu'à 20h, si ce n'est plus tard), les voyages dans la capitale récurrents, et les projets de plus en plus nombreux (Création de Ligne de Mire, sa propre papeterie, ou encore Le campus Miralta, ouvert depuis fin décembre 2022 et début janvier 2023). Alors oui, le rythme est intense, mais c'est justement pour cela que Marion aime son métier et que pour rien au monde, elle n'en changerait.

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Le parcours de Marion Escudé est la preuve que, même si notre parcours est atypique, dès lors que nous avons l'envie et la détermination, on peut y arriver. Je me retrouve dans cette manière de penser car je sais que ce n'est pas la motivation qui me manque.

© 2023 by Laurine Boisramé

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